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L'e-santé est en marche
Le Plan France numérique 2020 comprend aussi l’avènement de l’e-santé, qui inclut le patient, les praticiens et les hôpitaux dans le même système de partage de l’information.
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On est passé de l'économie de la consommation à l'économie de la contribution". Cette déclaration du philosophe Bernard Stiegler, en introduction des
Assises du numérique, le 30 novembre dernier, s'applique complètement à la gestion de la santé publique. Le député Jean-Marie Le Guen a fait état des fortes attentes que le numérique a fait naître, en dépit des échecs passés du DMP (dossier médical partagé). Son idée majeure vise à mieux faire circuler l'information de l'hôpital à la ville. La carte CPS (carte des professionnels de santé) est un certificat d'authentification permettant le partage des informations entre tous les professionnels de santé. Des applications pour les téléphones mobiles et les tablettes s'imposent dans cette perspective. Enfin, il estime nécessaire d'élargir le secret médical à toute l'équipe de soin.
Jean-Yves Robin, directeur de l'ASIP (Agence des systèmes d'informations partagées de santé), a évoqué le projet de l'APHP (Assistance publique hôpitaux de Paris) de partager l'information entre les 37 hôpitaux de la région Ile-de-France et la médecine de ville, quand aura été trouvé un vocabulaire commun et normalisé pour l'échange de données médicales. Le patient lui-même doit pouvoir accéder à son information. Tous ces dispositifs fonctionneront sur la base de la confidentialité et de la confiance du patient. La révolution du soigner s'appuie sur la volonté politique et l'ambition de rattraper notre retard. Il ne faut pas rester au stade de l'expérimentation, mais accepter la pluralité des systèmes, avec pour seule obligation leur compatibilité. Ce qui pose des problèmes de moyens humains pour les mettre en oeuvre, mais de nouvelles filières de formation ont déjà fait la preuve de leur succès. Enfin, la secrétaire d’Etat chargée de la Santé Nora Berra a rappelé les priorités du gouvernement concernant le soin, la prévention et le maintien à domicile. L'hôpital numérique s'inscrit dans une perspective 2012-2016. Des progrès sont attendus dans les domaines de l'imagerie médicale, de la prise en charge des AVC (150 000 personnes par an), de la prise en charge des détenus et des maladies chroniques, et des structures médico-sociales.
décembre 2011