Actualités des médias - Presse
Presse : Dématérialisation des justificatifs
Chaque année, environ 700 000 exemplaires de presse magazine étaient envoyés par les régies de presse aux agences médias et aux annonceurs en tant que justificatifs de parution. Ils étaient jusqu'à présent la seule façon pour les agences de vérifier la conformité de l'insertion publicitaire avec l'ordre passé, donnant lieu à un lourd travail d'analyse et de saisie puis d'archivage. Depuis de longs mois déjà, le SPM (Syndicat de la presse magazine) et l'Udecam (Union des entreprises de conseil et achat média) travaillaient à la dématérialisation de ce processus nécessaire mais très onéreux, à faible valeur ajoutée et peu respectueux de l'environnement. Depuis le 1er juillet, toutes les régies de presse magazine membres du SPM et toutes les agences médias membres de l'Udecam ont accès à une solution logicielle dans laquelle Kantar Media agit en tant que tiers certificateur. Ainsi chaque jour, les titres de presse magazine sont scannés et chaque annonce est qualifiée : annonceur, marque, produit, format, emplacement, prix… Dès le lendemain de la parution, l'agence dispose, pour chaque annonce, de l'intégralité de cette information qu'elle compare aux ordres passés : les éventuels écarts sont immédiatement signalés et, à tout moment, le pigiste peut "feuilleter" le magazine concerné, réduisant d'autant les temps et les coûts de traitement des justificatifs et des éventuels litiges. L'ensemble des données sont ensuite archivées et restent accessibles en permanence. Même s'il n'est pas question d'un "zéro papier", le nombre d'exemplaires distribués par agence devrait désormais être limité à deux, quel que soit le nombre de clients annonceurs présents à l'intérieur du numéro. Si ce système ne modifie pas le nombre d'exemplaires justificatifs livrés aux annonceurs en fonction de leurs besoins, il est logique que chacun profite de cette évolution pour éventuellement revoir ses demandes. Précisons aussi que le système est ouvert aux annonceurs qui souhaiteraient, de la même manière, dématérialiser leur contrôle.
juillet 2011