Actualités des médias - Marché de la communication
Les investissements publicitaires retrouveront leur niveau de 2007 en 2013
PricewaterhouseCoopers prévoit une croissance de près de 4 % des investissements médias en France pour la période 2011-2015, ce qui devrait permettre au marché publicitaire de retrouver en 2013 son niveau de 2007.
L'internet devrait être le principal moteur de cette croissance.
Le cabinet PricewaterhouseCoopers a publié juste avant l'été la 12e édition de son étude mondiale de l'industrie des médias et des loisirs. Le rapport accorde une large place à la publicité, ressource majeure du secteur étudié. Après les années 2008-2009 marquées par une forte récession et la reprise de 2010,
PwC prévoit une croissance moyenne annuelle de 3,6 % pour les investissements publicitaires médias en France sur la période 2011-2015, ce qui devrait permettre au marché d'alors de retrouver son niveau de 2007. C'est l'internet qui devrait être le principal moteur de cette croissance en France (+ 9,4 %) comme dans le monde (+ 13 %). Parmi les médias "historiques", c'est la télévision qui devrait profiter le plus des développements numériques en monétisant de manière efficace l'enrichissement de ses contenus et de ses offres rendu possible par les terminaux convergents et la télévision connectée en particulier. La période 2011-2015 devrait également être marquée par un fort développement des revenus digitaux de la presse dont les revenus physiques devraient stagner.
PwC rappelle ainsi les trois grandes tendances qui, selon lui, façonneront les évolutions à venir et porteront la croissance :
- le développement des
smart devices (
smartphones, tablettes, etc.) qui généraliseront progressivement les consommations de contenus multi-écrans interconnectés,
- l'essor du haut débit qui favorisera les accès, à tout moment, depuis n'importe quel terminal et n'importe où,
- la préférence croissante des consommateurs pour des contenus délinéarisés et personnalisés.
Pragmatique, PwC souligne en marge de son rapport que ses prévisions ne tiennent cependant pas compte de la possibilité d'une nouvelle crise économique d'ici là.
septembre 2011