Médias
Radio numérique : 360 dossiers de candidature
Pas moins de 360 dossiers ont été déposés le 1er octobre dernier au CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) par les candidats à l'obtention d'une fréquence radio numérique pour la couverture des 19 agglomérations (30 % de la population) objets de ce premier appel d'offres. Tous les opérateurs actuels de la radio étaient au rendez-vous, mais aussi quelques "petits nouveaux" (comme TF1).
Si la radio numérique n'est pas, comme la télévision numérique, ou comme en son temps la FM, de nature à révolutionner le paysage radio en France, l'enjeu est suffisamment important pour justifier cette forte mobilisation. Il pourrait en effet être à l'origine de la modification des équilibres actuels entre les opérateurs. A terme, les radios numériques pourront bénéficier d'une couverture totale du territoire national, bien au-delà de leurs zones de diffusion historiques, et d'une qualité d'écoute nettement améliorée. Le signal numérique leur permettra aussi de diffuser des "données associées" qui seront visibles sur les écrans des récepteurs (services divers, informations, publicité…). Selon les agglomérations, les auditeurs devraient avoir accès à une offre plus importante que l'offre FM actuelle (62 stations numériques à Paris vs 54) pouvant conduire à une nouvelle fragmentation des audiences radio. Mais la radio numérique est un projet de longue haleine et les opérateurs vont devoir "tenir la route" et financer une double diffusion analogique/numérique pendant encore plusieurs années, quitte à sacrifier un peu de la qualité des programmes. En effet, le signal analogique pourrait mettre de longtemps à s'éteindre : les foyers français disposent en moyenne de 6 récepteurs radio analogiques et l'engouement pour l'achat de nouveaux postes numériques pourrait prendre du temps. Les premières diffusions sont prévues juste avant Noël 2009 : un tout nouveau poste de radio numérique, voilà une idée de cadeau !
octobre 2008
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