Médias
L'UDA plaide pour le maintien de la publicité sur les chaînes publiques
L'arrêt total de la publicité sur les chaînes publiques, pourtant fixé à fin novembre 2011 par la loi du 5 mars 2009, pourrait ne pas avoir lieu ! Dans les rangs de l'Assemblée nationale, depuis quelque temps déjà, des voix s'élevaient pour demander la réouverture de ce dossier mené tambour battant en 2008 selon la volonté présidentielle. C'est pourtant du camp de la majorité qu'est revenue l'idée de s'en tenir à la situation actuelle, où la publicité sur France Télévisions reste possible avant 20 heures. Jean-François Copé, chef de file du groupe UMP à l'Assemblée, a même damé le pion de ses collègues et a annoncé sa volonté de revenir sur les dispositions de la loi de 2009, la veille de la table ronde organisée par la commission des Affaires culturelles et de l'Education à laquelle participait l'UDA. A cette occasion, nous avons rappelé que les annonceurs sont favorables au maintien de la publicité avant 20 heures - voire à un retour à la situation de 2008 -, à la fois pour des raisons liées à la qualité et à l'économie des espaces publicitaires des chaînes publiques, mais aussi afin de maintenir une offre publicitaire la plus diversifiée possible. Il est vrai que le climat est particulièrement favorable à la réouverture de ce dossier : à l'heure où les débats autour des finances publiques est si brûlant, est-il nécessaire de prendre le risque de devoir pourvoir au manque à gagner publicitaire des chaînes publiques si le système de taxe mis en place était invalidé par Bruxelles ? Si les députés semblent aujourd'hui déterminés à relancer les débats, l'Elysée a simplement rappelé que la réforme devait être menée à son terme. Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a de son côté invoqué la "
raison d'Etat" pour aller au bout de la suppression prévue.
Polémiques sur le rachat de la régieDébut février 2010, la décision du conseil d’administration de France Télévisions d’engager des négociations exclusives avec le consortium Lov/Publicis en vue du rachat de sa régie publicitaire a déclenché un vent de polémiques que même le ministre a relayé en évoquant de possibles conflits d’intérêts. Le 7 avril, devant les députés, les dirigeants de France Télévisions et le repreneur Stéphane Courbit avaient réaffirmé leur volonté de poursuivre leurs négociations qui, disaient-ils, resteraient d’actualité même si la publicité était finalement maintenue avant 20 heures. Le conseil d’administration de France Télévisions du 13 avril en a décidé autrement. En votant la suspension des négociations défendue par Patrick de Carolis, les députés administrateurs de FTV ont montré qu’ils croyaient au maintien de la publicité, vision que ne semblent pas partager les administrateurs représentant l’Etat qui, eux, ont voté pour qu'elles se poursuivent...
avril 2010
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