Médias
Chaînes privées : vers un possible assouplissement
C'est dans ce climat rendu un peu confus par la question de l'audiovisuel public que Christine Albanel a choisi de reprendre la parole en avançant l'idée d'une révision dès cet été du cadre réglementaire de la publicité à la télévision. Même si l'objectif reste pour le gouvernement une nouvelle loi audiovisuelle à l'automne, qui sera non seulement l'occasion de fixer l'avenir de l'audiovisuel public mais aussi de travailler à la transposition de la nouvelle directive européenne
SMA (
Services médias audiovisuels).
La ministre a ainsi lancé une consultation (qui se termine le 3 juillet) sur un projet de décret. Il prévoit, pour les chaînes privées, la possibilité d'insérer une seconde coupure publicitaire dans les oeuvres, la modification du mode de calcul des durées maximales de publicité (en "heure d'horloge" plutôt que "glissante"), ainsi que le passage de 6 à 9 minutes du temps consacré à la publicité dans une heure moyenne.
Les chaînes privées, récemment constituées en association (Association des chaînes privées) pour faire valoir leurs intérêts face aux menaces de taxation qui pèsent sur elles, se réjouissent de ces propositions. Tout comme l'UDA qui réclame, depuis l'ouverture des discussions, l'assouplissement du cadre réglementaire de la publicité à la télévision en France. Il est en effet fondamental pour les annonceurs que les restrictions d'espace sur les chaînes publiques puissent être, au moins pour partie, compensées par un assouplissement des nombreuses contraintes qui pèsent sur les chaînes privées. Si les projets de la ministre sont une première étape importante, la transposition totale de la directive européenne reste notre objectif (voir nos éditions précédentes).
juin 2008
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