Internet et médias interactifs
Les cinq états du bouche à oreille
La conférence Buzzthebrand organisée par Stratégies et Vanksen / Culture Buzz a réuni une centaine de participants pendant cinq jours. Une occasion de traiter de marketing alternatif, marketing des communautés,
buzz, blogosphère... au travers de cas d'annonceurs et d'avis d'experts.
Pour Emmanuel Vivier de Vanksen / Culture Buzz, aujourd'hui une marque n'est plus ce que l'annonceur en dit mais ce que Google en dit. Le
buzz a acquis une forte crédibilité. Selon E. Vivier, il existe cinq grands types d'action de bouche à oreille.
La première est le "buzz monitoring" : avant de se lancer, il faut analyser l'ensemble des bruits autour de sa marque et en gérer les mauvais (un
post de blogueur désagréable, un mot clé de son univers acheté par un concurrent déloyal...).
Deuxième type d'action : les "RP 2.0" ou comment déterminer les blogueurs auxquels on veut s'adresser (il existe environ 7 000 blogueurs influents en Europe), puis les amener à parler de son produit. Un blogueur influent estime qu'une de ses notes bien titrées peut mettre moins de sept jours à arriver en tête des moteurs de recherche...
Le "marketing viral" quant à lui nécessite de rendre un message transmissible, l'internaute qui le reçoit devant avoir envie de l'envoyer autour de lui. Un bon marketing viral peut entraîner une multiplication intense des contacts.
Une quatrième voie est l'UGC,
User generated content, dont le modèle est Wikipédia, qui fait partie des dix premiers sites au monde en employant uniquement onze personnes.
Enfin, le "buzz marketing", différent du marketing viral, impose d'avoir une histoire à raconter : Ikea a ainsi rhabillé 600 lieux publics à New York, en laissant la possibilité aux New-Yorkais de repartir gratuitement avec tel ou tel article. Autant de futurs ambassadeurs de la marque, qui se réjouiront d'avoir acquis l'objet "gratis" lors d'une opération de rue menée par Ikea !
novembre 2008
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