Actualités du Hors-médias - Imprimés
Les Français, toujours attachés au papier
La deuxième vague de l'
Observatoire des usages du courrier* réalisée par CSA pour le compte du Club Courrier dont l'UDA est membre, a fait apparaître le fort rééquilibrage opéré entre l'e-mail et le courrier papier traditionnel. Le transfert entre les médias, analysé comme trop brutal, nécessite aujourd'hui un réajustement. Les Français sont encore 73 % à juger inconcevable de ne plus recevoir de courrier papier, un chiffre en augmentation de 4 points par rapport à 2008. Contrairement aux idées reçues, cet avis est partagé par 70 % des internautes. Bien que certaines qualités fortement associées au papier (meilleure mémorisation, valorisation de la marque…) soient attribuées aujourd'hui aux e-mails par un nombre croissant (cependant toujours minoritaire) de Français et de professionnels, le "tout en ligne" séduit moins qu'il y a un an, au profit d'une correspondance mixte. C'est le cas pour les courriers des particuliers avec les fournisseurs de téléphonie-internet (60 %, + 20 points), ainsi que pour les sociétés de commerce (43 %, + 13 points). Pour les professionnels, les échanges exclusivement par voie électronique avec les fournisseurs perdent 6 points (26 %). A contrario, dans la VPC, 50 % des Français préfèrent l'e-mailing. Le choix du support est conditionné par l'objet de la communication : si les échanges formels se font davantage par papier, la correspondance plus usuelle (virement, commande, demande d'information) passe plus facilement par e-mail. Par ailleurs, le courrier permet des messages perçus comme plus créatifs et plus personnalisés. Les facteurs clés d'ouverture de l'enveloppe sont l'identification de l'expéditeur (79 %), la personnalisation (75 %) et l'esthétisme (originalité de l'enveloppe, création graphique : 70 %). Conservé, il bénéficie chez les particuliers d'un taux de lecture excellent : de 80 % à 88 % selon les types d'émetteurs. Enfin, près de la moitié des publicités envoyées circulent au sein du foyer, des chiffres en progression par rapport à l'an passé, quel que soit le secteur émetteur.
* Étude qualitative menée du 2 au 12 juin 2009, auprès de 1 006 Français de 18 ans et plus, représentatifs de la population française, et de 410 professionnels exerçant dans des entreprises de 0 à 500 salariés (échantillon raisonné)
mars 2010