Hors-médias
La culture fait les frais de la crise
Le mécénat des entreprises est aujourd'hui le plus souvent structuré dans des approches et projets à long terme. Cela assure notamment une pérennité des actions mais aussi des budgets. Ce modèle peut-il résister à la crise ?
C'est ce qu'à voulu savoir Admical, qui a confié à l'institut CSA la réalisation d'une étude sur le mécénat et la crise auprès de 300 responsables d'entreprises. La stabilité des budgets pour l'année 2009 est une réalité pour près des trois quarts des entreprises mécènes interrogées. Parmi celles qui voient leur budget modifié, c'est la baisse qui l'emporte légèrement (14 % contre 11 %). Parmi les entreprises qui diminuent le budget alloué au mécénat, 92 % l'expliquent par la crise et seules 8 % par un changement de stratégie. Dans ce contexte, les mécènes favorisent davantage la solidarité et la recherche. Le domaine culturel - qui reste toutefois le deuxième domaine d'engagement des entreprises mécènes - fait les frais de ces évolutions : les diminutions budgétaires envisagées y sont les plus importantes (22 % des entreprises projettent de diminuer le budget alloué à ces actions). Autre effet de la conjoncture, le mécénat financier, bien que restant le moyen d'intervention le plus pratiqué, se tasse légèrement, au bénéfice du mécénat de compétences. Les entreprises mécènes soulignent enfin la nature fédératrice du mécénat (87 %) et l'importance de continuer cet engagement pour donner du sens à la communication (83 %). Elles sont finalement moins d'un quart (22 %) à penser que ces dépenses devraient être réduites n’étant pas nécessaires à l'entreprise.
Retrouvez les résultats sur le site d'Admical, www.admical.org
avril 2009
>> Retour au sommaire