Actualités des études - Médias
Investissements en communication : moins 3 milliards d'euros en deux ans !
Avec un repli de 8,6 %, soit 2,6 milliards d'euros, les investissements en communication des annonceurs ont subi en 2009 en France une chute inconnue jusqu'alors, selon les chiffres de l'
étude France Pub/Irep publiés à la mi-mars. Même au moment du fameux "éclatement de la bulle internet" en 2001, les investissements n'avaient baissé "que" de 0,2 % après une hausse en 2000 de près de 8 % quand la référence de 2009 est une année 2008 déjà en baisse de 1,4 % ! Si à la fois les médias (- 13,2 %) et le hors-médias (- 5,8 %) ont été impactés par la crise économique mondiale qui a conduit les annonceurs à réduire leurs investissements, la presse (- 17,2 %), la publicité extérieure (- 11,3 %) et la télévision (- 11 %) ont été particulièrement touchées. Seuls les annuaires (+ 3,2 %) et la publicité sur l'internet (+ 2,3 %), grâce au dynamisme continu des liens sponsorisés (+ 9 %), sont parvenus à progresser en 2009.
Pourtant, si les annonceurs ont cherché à baisser leurs investissements, leur présence a été, au moins pour partie, maintenue voire renforcée. A l'instar de ce qui s'est passé en télévision, le nombre de marques présentes en publicité a diminué, mais force est de constater que les supports ont su répondre aux recherches d'économies exprimées par les annonceurs. Ainsi TF1, dont les recettes nettes ont baissé de 13,3 % en 2009 quand son volume de publicité diffusée (exprimé en secondes) progressait de près de 9 % !
On le voit, c'est un nouveau type de relations qui se met en place entre les annonceurs et leurs partenaires, alors même que de nombreux économistes n'envisagent pas de sortie de crise réelle avant deux ou trois ans. Dans ce contexte et devant la multiplication des vecteurs de communication à la disposition des annonceurs, la recherche permanente d'efficacité prouvée et la baisse des coûts du contact entraînées par la montée en puissance de la communication sur l'internet, beaucoup de supports sont inquiets malgré un premier trimestre 2010 encourageant.
avril 2010