Actualités des études - Marché de la communication
Investissement : plus de 30 milliards d'euros en 2010, quel scénario pour 2011 ?
Grâce à une progression de 2,9 % enregistrée par l'étude France Pub/Irep pour 2010, les investissements nets médias et hors-médias des annonceurs ont retrouvé - après deux années de baisse (- 1,4 % en 2008 et - 8 % en 2009) - leur niveau de… 2003 ! Si les investissements sur l'internet (achat d'espace et liens sponsorisés) poursuivent leur progression (+ 10,6 %) à peine ralentie l'an passé, c'est la reprise de la télévision qui est la plus marquante en 2010. Après une chute de 11 % en 2009, les investissements en télévision progressent de 11,2 % en 2010, notamment grâce à la forte poussée des chaînes de la TNT (+ 20 %). La télévision confirme ainsi sa place de premier média, ravie en 2009 à la presse, qui ne fait qu'amorcer une lente reprise en 2010 (- 1 % vs - 17,2 % en 2009). En effet, si la presse magazine enregistre en 2010 sa première année de progression depuis dix ans, il n'en va pas de même des quotidiens, plus à la peine même s'ils avaient été relativement moins impactés par la crise de 2009.
Les vecteurs hors-médias restent majeurs dans la communication des annonceurs et rassemblent 64 % de leurs investissements en 2010. Si leur progression (+ 1,3 %) est inférieure à celle des médias (+ 5,8 %), elle est aussi à mettre en perspective d'une chute beaucoup moins forte en 2009. Le marketing direct, qui rassemble 30 % des investissements des annonceurs tous supports confondus, est, cette année encore, le premier vecteur des annonceurs, en progression de 1,6 %. A noter également la belle progression (4 %) de la promotion (16 % des investissements totaux).
Pour 2011, France Pub s'est aventuré sur le terrain de la prévision, en établissant comme à son habitude deux scénarios. Le premier, dit "de consolidation", prévoit des investissements médias et hors-médias nets en hausse de 1,6 % en 2011, le second, dit "de rattrapage" et basé sur la poursuite des rythmes actuels de progression, prévoit + 3 %. Cette dernière hypothèse apparaît comme relativement réaliste si l'on considère à la fois la perspective d'un PIB en hausse de 1,7 % en 2011 et le fait que le niveau d'investissement de 2010 n'a pas encore rattrapé celui qu'il atteignait en 2004.
Retrouvez tous les chiffres 2010 de France Pub et de l'Irep sur notre site
avril 2011