Plus les Français sont pessimistes, plus ils sont publiphobes. Les marques conservent une certaine cote.
La 8e édition de l'étude Publicité et société d'Australie-TNS Sofres affiche le même moral en berne (76 % des Français se disent pessimistes), assorti d'une publiphobie assumée. Le nombre de publiphobes déclarés est passé de 25 % en 2004 à 37 % en 2011 et les publiphiles de 20 % à 13 %. La note moyenne de la publicité (sur 10) est tombée de 4,7 en 2004 à 4 en 2011. Pour 81 % de nos compatriotes, la pub est envahissante, banale pour 66 % et agressive pour 57 %, même si elle reste informative pour 52 %, utile pour 48 % et convaincante pour 43 %. Toutefois, la note moyenne des grandes marques reste stable (5,8). Manque de moyens (56 % déclarent ne pas gagner assez pour vivre comme ils le souhaitent) ou d'envie de consommer, 40 % des Français s'opposent au "modèle consommatoire". Pour Australie, "seuls ceux qui sauront recréer une relation de compréhension, de respect, de considération, pourront tirer l'ensemble vers le haut".