Actualités du droit et de la déontologie
Bilan 2009 de la Délégation à la langue française
L'ARPP a, le 15 décembre dernier, rendu les conclusions de son
bilan 2009 conduit avec la Délégation générale à la langue française (DGLF). Réalisé à partir de l'analyse de plus de 7 300 publicités diffusées au premier trimestre 2009 en affichage, télévision et radio, il va au-delà du simple relevé des cas où une langue étrangère est utilisée sans traduction, mais fait également le point sur l'évolution de la langue et de la créativité publicitaire. Le taux de manquements est de 4 % (147 manquements), stable par rapport à 2005 (dernière étude en date).
L'impression d'un plus grand recours à l'anglais ne résulte pas d'un non-respect de la loi
Toubon mais d'un bruit de fond international : décors, musique, noms de marques, de produits, de films, etc. 893 des publicités analysées, soit 12 %, s'inscrivent dans cet environnement. Les manquements peuvent être des absences de traduction (120 cas) de termes familiers possédant un équivalent français tels que
game,
goodies,
drink,
dreamteam,
playlist,
welcome,
hotline,
speed dating,
low cost,
high tech ou encore
underwear ou
woman que l'on trouve dans des noms de gamme sous des logos, ou des déclinaisons de
price comme
super price ou
defi price qui doivent être traduits, à la différence de Leaderprice qui est un nom de marque. L'étude relève encore des traductions illisibles (15 cas). Le volet dédié à l'utilisation créative de la langue française a identifié 591 cas de constructions linguistiques innovantes (deux fois plus que de manquements), ce qui ne justifie pas le langage grossier (6 cas) ou les fautes de français !
janvier 2010