Droit
Pub alimentaire : un nouveau passage de turbulences ?
Alors qu'en juin dernier le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) se félicitait des résultats obtenus grâce à la charte signée en 2009 avec la ministre de la Santé et des Sports et son homologue de la Culture et de la Communication, les annonceurs des industries agroalimentaires doivent affronter de nouvelles difficultés.
Ainsi, le sénateur Jacques Muller va déposer très prochainement avec plusieurs de ses collègues une
Proposition de loi relative à la protection des enfants et des adolescents face aux effets de la publicité télévisuelle. De son côté, le 7 décembre, l'UFC-Que Choisir a relancé le débat sur les "
produits trop salés, trop sucrés, trop gras", en publiant une étude dénonçant "
les méfaits du marketing publicitaire sur la consommation des enfants". Enfin, le 9 décembre, un rapport parlementaire déposé par Brigitte Bout (sénatrice UMP) se prononçait en faveur de la "
suppression pour les produits alimentaires transformés, avant, pendant et après les programmes jeunesse". Ces attaques sont à resituer dans le contexte de l'élaboration du PNNS 3 (avec de fortes pressions, dans ce cadre, pour une régulation de la publicité aux heures de grande écoute des enfants pour les produits gras, sucrés, salés) et de la future révision de la loi de santé publique. L'UDA et ses partenaires de l'industrie agroalimentaire préparent leur réponse.
décembre 2010
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