Communication responsable
Le bilan de la Halde
La Lettre de l'économie responsable de Novethic rapporte qu'en décembre 2005 Louis Schweitzer, président de la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité), avait demandé à 150 entreprises d'expliquer leurs pratiques en matière de lutte contre les discriminations.
Un an plus tard, 110 ont répondu. 15 % d'entre elles ont pratiqué un diagnostic préalable.
Le groupe PPR a ainsi identifié ses points forts et ses points faibles en la matière.
Gaz de France a analysé le déroulement de carrière de ses salariés, avec un travail spécifique sur l'égalité hommes/femmes. Accor et BNP Paribas ont aussi travaillé sur l'écart salarial hommes/femmes, avec des "enveloppes" affectées au rattrapage des écarts.
Pour recruter, Accor, la SNCF et L'Oréal ne diffusent pas seulement des annonces dans la presse, mais aussi dans les missions locales ou les forums emploi.
Chez Accor, Carrefour, LVMH ou PSA, les tests d'évaluation font partie du processus d'"objectivation du recrutement" permettant de limiter les discriminations à l'embauche.
Conforama, la RATP et la SNCF favorisent le recrutement dans les quartiers difficiles, et des opérateurs de téléphonie mobile (Alcatel, SFR) se sont engagés dans la formation et le recrutement de jeunes ingénieurs issus des quartiers sensibles. Mais les entreprises sont peu nombreuses à assurer le suivi des recrutements.
PSA pratique "l'auto-testing", afin de s'assurer de la mise en oeuvre réelle des procédures antidiscrimination, tandis qu'Essilor ou CNP Assurances ont mis en place des systèmes d'alerte pouvant aboutir à des enquêtes.
La Halde souhaite que d'autres axes de lutte contre les discriminations s'ouvrent : l'identité et l'orientation sexuelle, l'apparence physique, la conviction et la pratique religieuse, ainsi que l'état de santé.
janvier 2007
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