Lors du dernier Federe (Forum développement durable des Echos Conférences), en prélude à la Semaine du développement durable, l'Ifop a livré les enseignements d'une enquête menée auprès de 200 dirigeants de grandes entreprises françaises de l'industrie et des services. La situation est parfois paradoxale : 69 % des entreprises (88 % des plus grandes) pensent que la crise va conduire les entreprises à renforcer leurs actions de développement durable… alors que 66 % des Français sont persuadés qu'elles vont au contraire les réduire. 63 % des entreprises déclarent que la crise les conduit même à renforcer les actions de développement durable. Effet Grenelle ? C'est l'Etat qui paraît l'acteur ayant le plus de leviers pour répondre aux enjeux du développement durable. Et ce sont les dimensions environnementales qui sont prioritaires pour les entreprises : traitement et recyclage des déchets (99 %), réduction des dépenses d'énergie (94 %), puis respect des droits de l'homme et du droit du travail (93 %) et actions contre les discriminations (85 %). Les bénéfices de telles actions sont surtout attendus en termes d'amélioration de l'image (91 %) et de développement de l'innovation (89 %).