Communication responsable
Développement durable : les Français sont critiques mais veulent en savoir plus
A l'occasion de la
Semaine du développement durable,
Ethicity a présenté, en présence de Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, son étude annuelle "Les Français et la consommation durable", menée avec Kantar Media auprès de 4 373 individus de 15 à 70 ans. De nombreux résultats sont à prendre en compte par les entreprises. Comme dans d'autres études, les Français s'affichent méfiants et critiques : 53 % pensent qu'il y a trop de messages publicitaires sur la consommation durable et 43 % d'entre eux (en particulier les seniors) disent ne plus supporter les messages des marques sur l'environnement ; 65 % estiment qu'il y a trop de labels pour les produits durables (et cela crée de la confusion) et 62 % disent ne pas pouvoir juger de la meilleure qualité de ces produits (ce qui les freine dans leur consommation). Les Français veulent des preuves, du concret et de la proximité : les trois quarts d'entre eux pensent que les entreprises ne leur donnent pas assez d'informations sur les conditions de fabrication de leurs produits, 53 % veulent connaître l'origine des matières premières, 45 % le lieu de fabrication des produits et 48 % leurs impacts en matière de biodiversité (un aspect qui semble les toucher davantage que le réchauffement climatique). A noter la poussée de la préoccupation sociale : pour 69 % des Français, la première responsabilité d'une entreprise est l'attention qu'elle porte à la santé et à la sécurité de ses salariés.
Du côté des indicateurs positifs, "
consommer responsable" c'est "
consommer mieux" pour 35 % des répondants (contre 22 % seulement l'an dernier) et "consommer moins" pour 60 % (contre 79 % en 2009). Et si 54 % déclarent ne pas croire les marques et les entreprises quand elles s'engagent en matière de développement durable, on observe cependant pour la première fois depuis 2004 une remontée de la confiance vis-à-vis des grandes entreprises : on touchait le fond en 2009 avec 37 % et on revient en 2010 au niveau de 2006 : 48 %. En matière de développement durable, on n’en est pas à un paradoxe près.
avril 2010
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