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Médias
Les annonceurs attachés à la pleine application de la loi Sapin
Le 23 janvier, le président de la République a consacré ses traditionnels voeux à la presse à la présentation des actions qu'allait entreprendre le gouvernement à la suite de la parution du
Livre vert des Etats généraux de la presse.
Dans le domaine de la publicité, qui n'a occupé que quelques secondes des 59 minutes de son discours, Nicolas Sarkozy a suivi la recommandation du
Livre vert d'actualiser la loi Sapin en l'étendant "
à tout le hors-médias et à toute la publicité qui transite sur internet afin de mettre la presse dans une situation égale dans l'accès au marché publicitaire".
Comme elle l'avait fait lors de son audition par le pôle Processus industriel de la presse écrite, l'UDA rappellera dans les discussions qui devraient s'ouvrir que les annonceurs sont bien entendu favorables à une application la plus large possible des principes qui ont permis, grâce à la loi Sapin en 1993, d'assainir le secteur de la publicité en instaurant la transparence des flux financiers. L'UDA insistera cependant en tout premier lieu sur la nécessité d'une application pleine et entière de la loi et ce quelles que soient les transactions relatives à "
tout achat d'espace publicitaire ou de prestation ayant pour objet l'édition ou la distribution d'imprimés publicitaires". Celle-ci concerne en effet sans ambiguïté l'internet et une partie substantielle du "hors-médias" au travers des imprimés publicitaires. Pour le reste, la dénomination de "hors-médias" recouvre un vaste ensemble de techniques de communication dont les contours restent difficiles à définir. L'UDA veillera donc à ce que les démarches qui pourraient être entreprises pour étendre son champ d'application ne fragilisent en rien les acquis de la loi Sapin.
Parallèlement, le
Livre vert préconisait que soit augmenté
"le taux de la taxe sur les dépenses publicitaires hors-médias". L'UDA, qui s'était opposée à cette recommandation, note avec satisfaction qu'elle ne semble pas avoir été retenue par le président de la République. Elle aurait en effet pénalisé à nouveau les annonceurs en instaurant une distorsion de concurrence entre les différents moyens de communication.
février 2009
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