Chiffres et documents
Après l’augmentation de 4,6 % enregistrée au 1er semestre 2010 (+ 3,9 % sur l’année), les recettes publicitaires des médias enregistrent, en valeur nette, une progression de + 2,1 % au 1er semestre 2011.
Par média, la situation est, comme d’habitude, contrastée :
| Recettes publicitaires des médias en valeur nette | 1er semestre 2011 | 1er sem. 2011 / 1er sem. 2010 | 1er sem. 2010 / 1er sem. 2009 |
|---|---|---|---|
| en millions d'€ | en % | en % | |
| Télévision (écran et parrainage) | 1 720 | + 3,9 | + 12,8 |
| Cinéma | 40 | + 40,5 | + 14,7 |
| Radio (publicité nationale) | 287 | - 0,5 | + 7,6 |
| Internet (display) | 304 | + 15,0 | + 9,0 |
| PQN (publicité + PA) | 129 | - 5,7 | + 2,4 |
| PQR (publicité + PA) | 472 | + 1,1 | - 4,3 |
| Presse magazine (publicité) | 585 | + 1,3 | + 2,6 |
| Presse spécialisée (publicité + PA) | 203 | - 1,2 | - 4,8 |
| Presse gratuite d’annonces | 247 | - 11,0 | + 18,9 |
| Presse gratuite d’information | 67 | + 11,3 | + 5,7 |
| PHR (publicité + PA) | 65 | + 1,3 | + 0,8 |
| Total presse | 1 767 | - 1,2 | - 4,1 |
| Publicité extérieure | 602 | + 0,4 | + 7,3 |
| Total | 4 721 | + 2,1 | + 4,6 |
| Mobile (display) | 16 | + 44,3 | |
| Total (y compris Mobile) | 4 737 | + 2,2 |
Irep - Enquête 1er semestre 2011
Hormis la presse gratuite d’annonces, la presse quotidienne nationale, la presse spécialisée, et la radio dont les recettes diminuent respectivement de - 11,0 %, - 5,7 %, - 1,2 % et - 0,5 %, toutes les familles de médias voient leurs recettes augmenter :
Le cinéma : + 40,5 % (+ 14,7 % au 1er semestre 2010),
L’internet display : + 15 % (+ 9 % au 1er semestre 2010),
La presse gratuite d’information : + 11,3 % (+ 5,7 % au 1er semestre 2010),
La télévision : + 3,9 % (+ 12,8 % au 1er semestre 2010) dont + 4,7 % pour les écrans et - 8,7 % pour le parrainage,
La presse magazine : + 1,3 % pour la publicité commerciale (+ 2,6 % au 1er semestre 2010),
La PHR : + 1,3 % (+ 0,8 % au 1er semestre 2010),
La presse quotidienne régionale : + 1,1 % (- 4,3 % au 1er semestre 2010),
La publicité extérieure : + 0,4 % (+ 7,3 % au 1er semestre 2010) dont - 5,7 % pour le grand format, + 10,9 % pour le transport, + 2,2 % pour le mobilier urbain et - 8,8 % pour la catégorie autres.
A la demande, et avec le soutien et la collaboration active de la Mobile Marketing Association France, l’Irep intègre cette année dans sa mesure, les recettes publicitaires nettes du Mobile qui s’élèvent pour le 1er semestre 2011 à 16 millions €, en évolution de 44,3 % par rapport à la même période de l’année précédente.
Remarque : Ces recettes publicitaires comprennent le display sur l’internet mobile, le display sur les applications sur mobile et sur tablette. Elles ne comprennent pas les revenus issus de téléchargements d'images, de sonneries…, ni les montants consacrés à la réalisation des applications et à tout autre type de création ainsi que le search.
Après la baisse historique qu’a connue le marché publicitaire en 2009 (- 12,6 %), la reprise constatée en 2010 (+ 3,9 %) et sur le 1er semestre 2011 (+ 2,1 %) s’avère lente. Il faudra encore, très certainement, plusieurs années pour retrouver une valeur de marché comparable à 2008, comme l’atteste le graphique ci-dessous.
Compte tenu de la situation décrite précédemment, la prudence reste de mise selon France Pub.
Après une phase de reprise régulière et soutenue en 2010, les dépenses de communication se sont stabilisées au premier semestre 2011 sur un palier légèrement supérieur au niveau moyen atteint au premier semestre 2010 (+ 2,9 % pour les grands médias et + 2,5 % pour le hors médias).
A la rentrée de septembre, le marché publicitaire n’a pas encore été atteint par l’aggravation de la crise au cours de l’été. Selon de nombreux intervenants, septembre sera un bon mois et, pour l’instant, les perspectives pour octobre sont assez bien orientées.
Les publicitaires notent toutefois un attentisme croissant des annonceurs partagés entre deux stratégies opposées face aux incertitudes de l’environnement économique :
Protéger l’équilibre financier de leurs entreprises en réduisant les dépenses, parmi lesquelles figurent en première ligne les dépenses de communication ;
Ou au contraire, renforcer la puissance de leurs marques et préserver, voire accroître, leurs parts de marché.
Ces deux démarches constituent les hypothèses des deux scénarios retenus pour l’évolution des dépenses de communication au second semestre 2011.
Ils sont, dans les deux cas, négativement impactés par un effet de base défavorable résultant de la forte progression du marché publicitaire au second semestre 2010, particulièrement en novembre et décembre.
La bonne tenue du marché au troisième trimestre 2011 permet de compenser un début de fléchissement en fin d’année.
Les prévisions s’appuient sur l’acquis de croissance à l’issue du premier semestre.
L’activité se maintient en septembre, puis commence à fléchir en octobre, à un rythme moyen soutenu jusqu’à la fin de l’année.
| scénario de résistance à la crise |
scénario de contagion |
|
|---|---|---|
| en % | en % | |
MEDIAS
Télévision |
+ 0,5 | - 2,8 |
Cinéma |
+ 28,0 | + 21,0 |
Radio |
+ 0,7 | - 1,8 |
Internet |
+ 10,8 | + 8,6 |
Presse |
- 2,9 | - 5,0 |
PQN |
- 6,2 | - 8,6 |
PQR |
0,0 | - 2,5 |
Presse gratuite d'annonces |
- 13,0 | - 14,0 |
Presse gratuite d'information |
+ 11,5 | + 7,7 |
Presse magazine |
- 1,4 | - 3,5 |
Presse professionnelle |
- 4,6 | - 7,0 |
PHR |
- 3,0 | - 4,0 |
Collectivités |
- 2,0 | - 2,5 |
Publicité extérieure |
+ 1,2 | - 1,2 |
Total médias |
+ 1,0 | - 1,6 |
Ensemble hors médias |
+ 1,6 | + 0,2 |
| Dépenses de communication des annonceurs | + 1,4 | - 0,5 |
France Pub - Prévisions 2011
Le scénario privilégié est celui de la «résistance à la crise», qui se traduirait alors par une augmentation de 1,4 % des dépenses de communication des annonceurs.
La présentation Irep–France Pub des résultats annuels nous en apportera les réponses le 15 mars 2012.
Depuis 1959, l’IREP mesure chaque année le marché publicitaire français. Cette étude bilan est devenue une référence attendue par l'ensemble de la profession. Elle a pour but d’appréhender, de la façon la plus juste, les recettes des médias en valeur nette et leurs évolutions.
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