La Lettre des acteurs d’une communication efficace et responsable - octobre/decembre 2014 - numÉro 20

Agrandir la taille du texte Diminuer la taille du texte Imprimer cette page Envoyer cette Lettre

à suivre

Bloqueurs de publicité

Les internautes ne voient pas 20 % des impressions

On constate depuis peu une montée en puissance de l’utilisation des bloqueurs de publicité ("adblocks") par les internautes, qui touche désormais tous types de supports et de formats publicitaires (display, vidéo, native ads…). Entre 15 et 20 % des impressions sont bloquées, jusqu'à plus de 30 % sur les sites de jeux, vidéo, IT. Aux trois acteurs principaux présents sur ce marché des logiciels gratuits viennent s'ajouter les nouvelles versions d’antivirus Avast et Avira, qui intègrent automatiquement un bloqueur de publicité. La montée en puissance de ces outils pose beaucoup de questions sur la visibilité des publicités, la facturation des publicités non vues, la dévalorisation des audiences des supports. Et le fonctionnement non neutre de certains adblocks par liste blanche de sites pour lesquels les publicités sont affichées suscite des interrogations. Les internautes en sont-ils informés ? On en doute. Les associations de la publicité online, le Geste, l’IAB, le SRI, l’Udecam et l’UDA ont constitué un groupe de travail pour réfléchir aux alternatives, tandis que les adservers cherchent des solutions techniques. Par ailleurs, une attention particulière doit être portée par l’ensemble des acteurs de la publicité sur l’internet aux formats des publicités diffusées, en particulier en mettant en oeuvre les recommandations de l’IAB. Des réflexions sont actuellement menées en ce sens par les professionnels.

Haut de page

Geste : les éditeurs de contenus et services en ligne
IAB : Interactive Advertising Bureau
SRI : Syndicat des régies internet
Udecam : Union des entreprises de conseil et achat média

Loi Numérique

La concertation confiée au CNNum

Dans la perspective du projet de loi Numérique porté par Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat au Numérique, une large mission de concertation a été confiée au Conseil national du numérique (CNNum) par le Premier ministre. Parmi les différents sujets qui seront abordés, l’UDA est d’ores et déjà mobilisée sur les questions relatives à la neutralité du net, aux données personnelles ainsi que sur le régime des cookies publicitaires. Dans le cadre de cette concertation, l’UDA rappellera l’utilité économique de la publicité et plaidera pour que soit recherché un juste équilibre entre la défense des droits individuels et la liberté des entreprises pour communiquer avec le consommateur de façon efficace, utile et compétitive. Axelle Lemaire a également annoncé que se tiendrait dans le cadre de cette concertation "un dialogue pour une interprétation commune autour de l’application de la loi Sapin". L’UDA se félicite de l’ouverture de ce dialogue et prendra part à cette discussion, en œuvrant pour qu’elle aboutisse à des mesures opérationnelles partagées par l’ensemble des acteurs, qui permettent de garantir la transparence et la libre concurrence du marché publicitaire sans remise en cause des principes législatifs. La concertation confiée au CNNum se déroule jusqu’en janvier 2015.

Haut de page

 

Loi Sapin et internet

La transparence contribuera au développement de la publicité en ligne

En avril 2013, Pierre Moscovici, alors ministre de l'Economie, avait missionné le CGEIET pour "analyser les questions techniques et économiques liées à l'application de la loi Sapin à la publicité en ligne". Cette analyse avait mobilisé une équipe constituée de deux ingénieurs généraux des mines et d'un contrôleur général économique et financier, qui avaient rencontré tous les acteurs du marché, y compris l'UDA et bon nombre d'annonceurs. Leur rapport, remis le 31 juillet 2013, vient seulement d'être rendu public. Les recommandations de la mission "visent à faire respecter les dispositions de la loi Sapin et à les adapter à la publicité en ligne, notamment en ce qui concerne la transparence concernant l'identité des supports et des annonceurs, les éléments de facturation et la portée de la notion de préconisation d'achat d'espace". Le Conseil, notant que certains modes de fonctionnement actuels ne sont pas conformes à la bonne application de la loi Sapin, indique que "ces mesures, même si elles conduisent à des modifications parfois substantielles dans le fonctionnement et le positionnement de certains acteurs, ne devraient pas remettre en cause leur rentabilité et encore moins leur existence. En apportant une meilleure transparence et une sécurité juridique accrue, elles devraient finalement, après une période d'adaptation, conforter ses acteurs et contribuer au développement de la publicité en ligne". C'est dans ce sens que l'UDA poursuit ses échanges avec les pouvoirs publics et les acteurs du marché.

Haut de page

CGEIET : Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies

Relations agences/annonceurs

La Belle compétition en marche

La belle compétitionPlus de 120 signataires ont déjà rejoint la charte des appels d'offres "La Belle compétition". Lancée à la mi-avril 2014 à l'initiative des différents syndicats d'agences de communication (AACC, ADC, ANAé, Syntec Conseil en relations publics et Udecam) et de l'UDA, cette démarche de progrès propose une liste de critères parmi lesquels les signataires peuvent retenir, appel d'offres par appel d'offres, à la fois les plus adaptés à leurs méthodes de travail et les plus pertinents à mettre en oeuvre. Résumée dans un document unique et applicable à tous les appels d’offres, quels qu’en soient la taille, le métier, la méthode, la charte constitue pour chacun de ses signataires un atout pour progresser vers des appels d’offres d'agences toujours plus efficaces.

Haut de page

AACC : Association des agences-conseils en communication
ADC : Association design communication
ANAé : Association des agences de communication événementielle
Udecam : Union des entreprises de conseil et achat média

Marketing client

L'UDA lance le 2e Observatoire du marketing client

L’UDA, en association avec l’institut d’étude Ginger et Médiapost Publicité, souhaite étudier les usages des annonceurs en matière de CRM (customer relationship management) dans un contexte de profonde mutation. En effet, le consommateur est de plus en plus exigeant vis-à-vis des marques, souhaitant plus de réactivité et de transparence et n’hésitant pas à donner son avis. Par ailleurs, la relation client évolue avec l’apparition de nouveaux canaux tels le click to call, le mobile ou les réseaux sociaux… Il était donc intéressant de se pencher sur les modifications de comportements des annonceurs pour gérer leur CRM, que ce soit en point de vente ou sur leur site, dans leur stratégie de marketing direct ou sur les réseaux sociaux. Deux nouveaux volets, big data et stratégie multicanal, complètent l’étude.

Haut de page

 

Communication responsable

Charte communication responsable : bientôt sept ans !

Le 3 octobre 2014, l'UDA avait réuni les signataires de sa Charte communication responsable, en amont du 7e anniversaire de celle-ci, qui se tiendra le 5 décembre. Comme l'ensemble des signataires (ils sont désormais 48 groupes ou entreprises) l'avait demandé l'an dernier, le cinquième engagement a été étendu aux impacts sociaux des communications et est désormais rédigé ainsi : "Intégrer les impacts environnementaux et sociaux dans les critères de choix des supports de communication". Un nouvel outil d'autodiagnostic de communication responsable est en ligne : il permettra de présenter en fin d'année une photographie plus détaillée des pratiques des signataires et donnera à chacun d'entre eux la possibilité de se situer par rapport à la moyenne.

Haut de page

Union des annonceurs 2014