Le CSA adopte une délibération sur la publicité des jeux en ligne
Après l'adoption par l'Assemblée nationale, le 18 avril, du projet de loi sur les jeux en ligne (poker, paris sportifs et paris hippiques), et la décision du Conseil constitutionnel, le 12 mai, jugeant le texte conforme à la Constitution, le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) a publié, le 18 mai, une délibération "relative aux conditions de diffusion, par les services de télévision et de radio, des communications commerciales en faveur des opérateurs de jeux d'argent et de hasard en ligne". La consultation publique a été ouverte fin avril par le CSA et un projet a été évoqué proposant notamment, pour protéger le jeune public, des interdictions de publicité sur des plages horaires très larges, allant bien au-delà des prescriptions de la loi sur les programmes présentés comme s’adressant aux mineurs. L'UDA, dans sa réponse à la consultation du CSA, a fait valoir que les annonceurs et l'interprofession publicitaire n'ont pas attendu pour mettre en place, dès 2009, les conditions d'une offre respectueuse des principes fixés par la loi en les complétant au sein de l'ARPP (Autorité de régulation professionnelle de la publicité), par des dispositifs déontologiques exigeants et contrôlés, autour de la protection des jeunes, de l'information des joueurs et du jeu responsable. La délibération du CSA, valable jusqu'au 31 janvier 2011, donne les critères qui vont permettre aux chaînes de définir les services de télévision, de radio, ainsi que les programmes s'adressant aux mineurs. Elle interdit la publicité pour les jeux "sur les services de télévision et de radio présentés comme s'adressant aux mineurs ; sur les autres services dans les programmes présentés comme s'adressant aux mineurs, ainsi que durant les trente minutes précédant et suivant la diffusion de ces programmes".
A noter enfin deux points nouveaux : l’interdiction de mettre en scène des personnalités, personnages de forte notoriété ou héros appartenant à l’univers des enfants ou adolescents, ainsi que la demande d’adopter une charte de bonne conduite visant à limiter le volume et la concentration de publicités.
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