Les tarifs doivent évoluer avec les audiences
Gérard Noël, vice-président directeur général de l'UDA, le souligne dans une interview accordée aux Echos le 8 janvier : il est indispensable que les annonceurs se battent suffisamment pour que les médias tiennent compte de l’audience dans la détermination de leurs tarifs. En effet, depuis plusieurs mois, le coût du GRP TV, radio et presse évolue de façon nettement inflationniste. Moins en raison de l'augmentation des tarifs que de la dégradation des audiences, en particulier sur les chaînes historiques. C'est aussi ce que montre l'Indice UDA-CRTM, indice d'évolution mensuelle du tarif brut de l'insertion moyenne achetée par les annonceurs : les évolutions des "paniers" télévision, radio et presse sont défavorables aux annonceurs, les coûts progressant plus rapidement que les performances. Sur les onze premiers mois de l'année 2008, le coût du panier moyen de l'annonceur se situe 1 % en dessous du niveau atteint à la même période l'an passé. Mais seul le panier presse quotidienne nationale présente un coût en progression de 3,3 % pour un indice de diffusion en hausse de 8,3 %. Les paniers télévisions privées nationales et magazines enregistrent des coûts moyens en recul de 4,2 % et 2,2 %. Mais ils ne compensent pas la baisse de leurs performances en termes d'audience
(- 10,9 %) ou de diffusion (- 6,6 %). Parallèlement, le coût du panier radio augmente de 6,1 %, alors que son audience n'est en hausse que de 0,6 % fin novembre 2008.
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